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CAP-VERT
Ombres et lumières de l'Atlantique |
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Photos : Stéphane DUCANDAS
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Dès le début, quelque chose ne colle pas. Il y a ce nom : Cap-Vert. Un nom sans aucune réalité. On peut mille fois regarder une carte, un planisphère ou tout autre digest du monde, le Cap-Vert n'est pas un cap. Enfin si, mais pas celui-là . On a donné à un archipel le nom de la péninsule qui lui fait face. |
Dès l'origine, un peu de son identité, de sa couleur, de son insularité ont été négligées. Le Cap-Vert n'est pas plus vert qu'il n'est un cap, il ne l'a jamais été et ne le sera jamais. Il n'appartient à aucune terre. Il a fait sa vie tout seul. Comme les Açores et les Canaris, il est né des volcans sous-marins. Pas une irruption violente qui l'aurait du jour au lendemain propulsé des eaux, mais lentement, au rythme des coulées de lave qui s'accumulent et se durcissent pour devenir un chapelet d'îles. De ces époques, seule la sombre Fogo a conservé l'allure volcanique, et son cône noir qui, ne dort que d'un œil, revendique parfois encore ses origines. Les rêveurs d'Atlantide ont cru voir dans ces dix morceaux de terre érodés la récompense de leur quête, mais jamais aucune civilisation n'a été engloutie ici. La préhistoire capverdienne se résume à quelques gravures lithiques, quelques morceaux de poterie mal identifiés et non attribués.
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Contenu du reportage
complet
6 feuillets. Textes de Jean Philippe NOEL
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