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PAKISTAN
Les réfugiés tombés dans l'oubli |
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Photos : Thierry COURTEL
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Avant le 08 octobre 2005, jour du tremblement de terre, Balakot avait 40000 habitants.C'était un grand centre agricole et commercial à l'embouchure de la vallée, une vieille ville et des constructions neuves sur les deux rives de la Kunhar.Des maisons de plusieurs étages et un grand bazar. |
Aujourd’hui la ville est en miettes, écrasée au sol, détruite à plus de 80%. Les trois quarts de la population sont restés sous les décombres, de nombreux corps y sont toujours. Les écoles, les mosquées, les ponts ont été détruits. Les routes sont encore souvent bloquées par les éboulements, les glissements de terrain. Le tremblement de terre a ramené tout le monde au même niveau. La richesse des habitants était dans la propriété, le magasin, le commerce. Il n’y a plus ce qui gravitait autour du village. Les familles sont décimées. Beaucoup ont émigré, pour quelque temps ou pour toujours. Des familles ont perdu leur terrain à cause de l’effondrement de pans entiers de montagne lors du tremblement de terre. À Balakot, la ville est déclarée « zone rouge » inconstructible avec le projet de rétablir la ville à proximité. La décision a été prise tardivement alors que plusieurs habitations, commerces, et même un hôpital venaient d’être reconstruit au coeur de la « zone rouge ». L’emplacement de la nouvelle ville n’a toujours pas été déterminé. Du coup, presque un an après le drame, les personnes qui sont restées ou rentrées vivent sur les gravats de leur propre maison ou dans des camps gérés par des O.N.G, dans une grande précarité. L’eau potable et l’électricité manquent aussi. Sans aide du gouvernement, leur avenir est plus qu’incertain. L’argent des organisations internationales n’arrive pas jusqu’aux victimes du séisme. Le Pakistan est dans le palmarès des 10 pays les plus corrompus au monde….
L’hiver n’est pas loin et beaucoup des survivants se préparent à revivre une période difficile.
Texte : Thierry COURTEL
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Contenu du reportage
complet
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